Aujourd'hui le CCE a été organisé pour un retour de l'acte 2 (Apspect social) en 2 parties.
1/ entre notre expert et les membres du CCE.
2/ entre notre expert, les membres du CCE et la direction.
Notre expert explique quil n'a toujours pas eu le contrat des banques?
Réponses de la direction : Nous ‘avons jamais transmis de documents aux banques pour 2021/2024 car nous en avons aucune idée !!!!
Il faut dégager un Ebitda au minima de 9M€ par an pendant les 6 prochaines années ce qui fait un total de 55M€ au total....
Nos expert n’ont pas eu les closes d’un remboursement anticipé?
Réponses de la direction : La direction nous répond qu’elle n’y voyait pas d’intérêt à le demander.
Est-ce qu’Alandia est engagé sur les 5 années du prêt ? Le différé du remboursement du prêt rallonge le prêt !!
Réponses de la direction : Certaines banques le demande sans plus de précisions !!!
Investissements :
Notre expert explique à la direction qu’il n’est pas d’accord avec les chiffres présentés sur un total de 55M€ entre la période de 2019/2024
La direction essaie d’expliquer à notre expert que les Opex doivent être inscrites dans les CAPEX !!!
Il reste 18M€ d’investissement de Rio Tinto ils doivent être enlevé du montant total d’ investissement, cela reviendrait à demander au personnel de les financer 2 fois!!!!
Dans le premier plan d’investissement il n’était pas acter qu’il fallait garder 20M€ dans les caisses !!!
UN PROJET DE CROISSANCE INTERNE EN 2018
Sur un marché oligopolistique occidental des cathodes carbone destinées à l’industrie mondiale de l’aluminium aujourd’hui sous la menace des visées dominatrices chinoises, Carbone Savoie se redresse dans une conjoncture particulièrement favorable à partir de l’année 2018 marquée par
• La reprise de la demande de renouvellement des cathodes vendues au cours du précédent haut de cycle
• La hausse des prix de vente puis lui est associée du fait des limites de capacités de cette industrie
Augmentée des remarquables réductions de coûts essentiellement issues des gains de productivité opérées depuis sa reprise par Alandia, Carbone Savoie réalise des résultats industriels et commerciaux qui lui donne de nouveau accès à l’emprunt soutenue en cela par la Banque publique de l’industrie (BPI) créée récemment pour soutenir les sociétés industrielles implantées sur le territoire français.
Forte de cette possibilité toute neuve, la direction de Carbone Savoie soumet le projet d’extension du four de cuisson n°10 de Vénissieux comme projet de consolidation voire de conquête afin de mieux résister au prochain bas de cycle de l’industrie des cathodes pour l’aluminium présenté comme
• Alternatif à la recherche d’une opération de croissance externe
• Alternatif à un projet de réduction des productions sur les produits à plus forte marge
L’analyse du projet industriel consistant tel qu’il est présenté s’il contient bien une augmentation de capacités de production apparait avant tout comme la somme d’actions de réductions de coûts dont une part seulement passe par l’extension du four n°10 de Vénissieux.
UNE VISION ANALYTIQUE QUI DISTINGUE TROIS TYPES D’ACTIONS
D’un point de vue analytique nous distinguons trois types d’actions qui constituent un ensemble cohérent d’évolutions de Carbone Savoie pour réduire ses coûts de production et si les conditions le permettent de gagner de nouvelles parts de marché
• Le premier est celui qui est mis principalement en avant et qui consiste simultanément à étendre la capacité de production et les performances du four 10 qui permettrait à la fois de cuire à Vénissieux ce qui est sous-traité en Slovénie à Talum et de fermer le four n°12 dont l’état dégradé diminue fortement les performances
• Le second type d’action consiste à réduire les coûts de production par de actions d’optimisation et de productivité en recourant à la sous-traitance à Carbotech pour la coupe des dalles, à réduire le taux de rebuts et à demander un effort supplémentaire de 10 postes au personnel de production
• Enfin le troisième et non des moindres réside dans la réduction du besoin en fonds de roulement qui sous le terme d’agilité regroupe un certain nombre d’actions visant à augmenter l’intensité du travail par la mobilité et la polyvalence des travailleurs de production pour réduire le temps de production et gagner en productivité
Si les deux premiers types d’actions sont chiffrés, le troisième type d’action ne l’est que dans sa dimension financière par ’affichage d’un objectif qui parait pour le moins ambitieux alors que c’est certainementceluiquimodifieraenprofondeuràlafoislaproductiondeCarboneSavoieetlesconditions de travail des salariés au travers de la mise en œuvre des 11 principes contenus dans l’accord de performance
UN PROJET QUI PRÉSENTE DES INCERTITUDES SUR SON IMPACT SOCIAL…
Le projet tel qu’il apparaît aujourd’hui doit être analysé d’un double point de vue social:
• Impact sur les effectifs
• Impact sur les conditions de travail
Et cela à l’aune d’un contexte social caractérisé depuis 2017 par:
• des organisations d’effectifs qui ne correspondent pas, pour certains départements, aux objectifs cible fixés par le précédent plan industriel, et cela aussi bien pour les fonctions support que pour la main d’œuvre de production;
• des pyramides des âges dégradées qui donneront lieu à court et moyen terme à des départs en retraite (une vingtaine de personnes à horizon 2021 selon votre direction) et qui justifient la nécessité de mettre en place des mécanismes de transfert des compétences et des savoir-faire (à l’instar de ce qui est fait via les contrats de professionnalisation);
• un fort taux d’absentéisme (comblé partiellement par de l’intérim de remplacement) et une recrudescence de la sinistralité dans l’entreprise (qui questionne en parallèle sur les conditions de travail au sein de celle-ci);
• un surcroît d’activité dans un contexte de quasi-saturation des ateliers, comblé par un recours massif à l’intérim et par des heures supplémentaires, ce qui questionne sur l’adéquation entre les effectifs actuels et les charges de travail.
Contexte social qui doit être corrélé à un contexte marché porteur qui demande des efforts soutenus de la part de la main d’œuvre pour atteindre des objectifs de production conciliables avec la viabilité économique de l’entreprise et donc les exigences en termes d’Ebitda.
…DU FAIT DES ÉLÉMENTS CONDITIONNANT LES EMBAUCHES…
Si l’impact emploi négatif découlant de la mise en place de l’extension du four 10 est clairement mentionné dans le projet, soit un gain de productivité de10 postes, l’impact positif est limité et conditionné.
En effet, un engagement ferme existe sur 4postes (un cariste parc supplémentaire à Vénissieux et l’engagement immédiat de 3 opérateurs à NdB) par transformation d’intérimaires en CDI dans certains cas, mais l’embauche des 14 opérateurs supplémentaires est conditionné:
• Au remplissage des capacités additionnelles suite à la mise en œuvre de l’investissement Four 10 pour 12 postes
• À la mise en place du projet affranchissement pour 2postes (projet non compris dans le plan)
Par ailleurs les impacts emploi sur Vénissieux sont encore en phase de définition et aucun détail n’est donné sur le impacts emploi pour ce qui est des fonctions support (dont certains départements clés-commercial et LRE-étaient fin juillet 2018 en sous-effectif par rapport aux organisations cibles fixées en2016)
ET DES FACTEURS PORTEURS D’UNE DÉGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL POTENTIELLEMENT DANGEREUSES POUR LE PERSONNEL
La grande majorité de 11 principes contenus dans le projet d’accord CAP2021 se traduisent par une intensification des rythmes de travail, par une polyvalence accrue et par une plus grande mobilité fonctionnelle qui aboutiraient à d’important gains de productivité.
Face à ces objectifs, la réalité de la structure emploi et l’organisation des ateliers de Carbone Savoie rend nécessaire de:
• Réduire les tensions dans les organisations via la consolidation des équipes et le renforcement des départements en situation de sous-effectifs
• Garantir la formation des personnes en contrat de professionnalisation et, au-delà, du personnel interne et/ou nouvellement embauché appelé à remplacer les départs en retraite
• Maintenir les installations dans des conditions permettant de garantir la sécurité et la santé de travailleurs tout en veillant au respect des exigences de sureté industrielle
Dans l’état actuel du projet, celui-ci met en avant des exigences de flexibilité et de disponibilité accrue de la main d’œuvre ne permettant pas l’implémentation de mesures nécessaires au maintien des salariés dans de conditions garantissant leur santé, leur sécurité et leur employabilité via les transferts et le renforcement des compétences.
LA DÉCLINATION DE LA «CULTURE PME» EN 11 PRINCIPES: L’OPTIMISATION DE L’ORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL
§ Travail en temps masqué: maximisation de la production sur les machines les plus productives et organisation autour de celles-ci «pour ne pas le arrêter»
§ Notion de temps alloué: sur chacune des opérations d’exploitation (maintenance, production), des temps standards sont évalués chaque année par observation sur le terrain et servent de référence notamment dans la planification des moyens et la définition des objectifs de progrès accessibles.
§ Flexibilité des remontes: 2 jours de remonte consécutifs entre le lundi et le vendredi pour les salariés en 5*8 (Vénissieux) au cours de leur plage de repos en fonction des besoins définis par l’entreprise.
En contrepartie: augmentation du délai de prévenance (passage de 7 à 10jours) et accole les deux jours ensemble
§ Elimination de la notion de «Travail effectif sur le poste»: pas d’autorisation à arrêter l’activité lorsqu’un certain niveau de production est atteint
Point de vue de la CFDT :
Le projet Cap 21 est un bon projet mais : Il est contenu sous 3 types d’actions qui ne sont pas forcément liés entre elle !!!
1. L’investissement du Four 10 (Retour de cuisson de Talum)
2. Les 11 principes ne sont pas liés à cette investissement
3. Réduction du BFR est lié aux principes
Pour nous la réduction des 10 postes n’est utile tout de suite, la direction fixe 144 opérateurs, CDI, CDD, C Pro et intérimaire compris !! alors qu'actuellement les CDD, CPros et intérimaires sont en plus.
Concernant la production du Carbone : pour la CFDT le soit disant maintien du Carbone acté sur un accord qui donne des garanties aux actionnaires de pouvoir le fermer sous couvert des syndicats est préparé d'avance.
Le Rapport de l’expertise montre et prouve un affaiblissement des compétences de par la réduction des effectifs ainsi que de la flexibilité demandée dû à la baisse du BFR de 25%.
En conclusion :
la CFDT pense que ce projet est dangereux pour le personnel et tout le personnel Production comme Support
La CFDT pense que cette negociation à été deloyale
- il va augmenter considérablement la flexibilité dû à la baisse du BFR ,
- il va augmenter les Accidents de Travail ainsi que les arrêts de travail suite à notre pyramide des ages
- il va nous faire perdre du savoir-faire suite au non remplacement des départs en retraite
- ll est dangereux et suicidaire pour la CFDT si elle signe cette accord car il sera acter la fermeture du Carbone
- Les 11 principes sont plus sur de l'aspect disciplinaire que sur l'aspect productivité
Après cette analyse je ne peux que partager cette avis de l'expertise et donner un avis défavorable.
merci de votre avis?
Vos élus du CCE