Rio Tinto détricote un peu plus l'ancien Pechiney

Le Figaro, 3 juin 2015

 

Rio Tinto détricote un peu plus l'ancien Pechiney

 

Rio Tinto détricote un peu plus l'ancien Pechiney

INFO LE FIGARO - Rio Tinto cède sa filiale française ECL (500 personnes) et son usine de Ronchin (Nord) au français Fives. Le groupe anglo-australien voudrait se séparer d'autres sites français.

 

L'ancien empire Pechiney ne cesse de se réduire. Douze ans après s'être fait racheter par Alcan en 2003, acquis à son tour par l'anglo-australien Rio Tinto en 2007, l'ancien groupe industriel français voit le nombre de ses sites industriels en France se réduire à trois.

Selon nos informations, Rio Tinto (10,2 milliards de dollars de chiffre d'affaires) cède sa filiale ECL, qui emploie quelque 500 personnes, notamment dans son usine de Ronchin (Nord), et vend ses pièces pour les alumineries partout dans le monde. L'acquéreur est le français Fives, un groupe qui réalise un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros en vendant des équipements d'usines, comme des machines.

Mais Rio Tinto, qui est engagé dans un vaste plan de cessions d'actifs dans le monde, souhaiterait encore plus alléger sa présence en France.

Selon nos informations, le groupe cherche également un repreneur pour sa filiale Carbone Savoie, spécialisée dans la fabrication des cathodes en carbone et en graphite utilisées dans les cuves d'électrolyse de l'aluminium. Cette société emploie environ 500 personnes dans deux usines, à Notre-Dame-de-Briançon (Savoie) et Vénissieux (Rhône). Un troisième site, à Lannemezan (Haute-Pyrénées), est en voie de fermeture, entraînant la suppression d'une soixantaine d'emplois.

 

Craintes pour Dunkerque

Le périmètre de Rio Tinto en France n'a cessé de se réduire au fil des années: en 2010, il avait vendu l'entité emballage à Amcor; en 2011 il a cédé une partie de l'activité aluminium, donnant naissance à Constellium; et en 2013, il avait cédé deux sites à un consortium composé de l'allemand Trimet et d'EDF. Rio Tinto Alcan a depuis régulièrement été accusé de vouloir délocaliser ses usines européennes vers les pays émergents, où les prix de l'énergie sont plus attractifs. Malgré les investissements faits ces dernières années à Dunkerque, les syndicats craignent d'ores et déjà pour l'avenir de ce quatrième site industriel de Rio Tinto en France, car il est particulièrement gourmand en énergie.

À Bercy on indique suivre le dossier de près. 

Emmanuel Macron avait consacré l'une de ses premières visites d'usines à l'ancien site de Rio Tinto à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), repris par EDF et Trimet. Arnaud Montebourg s'était auparavant fortement mobilisé pour cette reprise: «Après avoir échoué dans l'acier, on réussit dans l'aluminium», s'était enthousiasmé celui qui était alors ministre du Redressement productif, en soulignant le contraste avec la difficile gestion du dossier des hauts fourneaux d'ArcelorMittal de Florange.

 

POZZALO Jean-Luc

Délégué Syndical Central Cfdt Carbone Savoie

Délégué Syndical Carbone Savoie N-D-B

La Léchère - B.P. 5 - 73265 AIGUEBLANCHE Cedex

Tel : 06-46-41-31-68

http://cfdt-carbone-savoie.e-monsite.com/

Jean-luc.pozzalo@carbone-savoie.fr

Cs.cfdt@carbone-savoie.fr

Date de dernière mise à jour : mardi, 17 octobre 2017

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